BULLETIN du MUSÉUM NATIONAL d’HISTOIRE NATURELLE PUBLICATION BIMESTRIELLE zoologie 352 N* S13 MARS-AVRIL 1978 BULLETIN du MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 57, rue Cuvier, 75005 Paris Directeur : Pr M. Vachon. Comité directeur : Prs J. Dorst, C. Lévi, E. R. Brygoo et R. Laffitte. Conseillers scientifiques : Dr M.-L. Bauchot et Dr N. Halle. Rédacteur : M me P. Dupérier. Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle, revue bimestrielle, paraît depuis 1895 et publie des travaux originaux relatifs aux diverses branches de la Science. Les tomes 1 à 34 (1895-1928), constituant la l re série, et les tomes 1 à 42 (1929-1970), constituant la 2 e série, étaient formés de fascicules regroupant des articles divers. De 1971 à 1977, le Bulletin 3 e série est divisé en cinq sections (Zoologie — Botanique — Sciences de la Terre — Écologie générale — Sciences physico-chimiques) et les articles paraissent par fascicules séparés. A partir de 1978 les articles sont regroupés en fascicules bimestriels, par section. S’adresser : — pour les échanges, abonnements et achats au numéro, à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’Histoire naturelle, Service des ventes, 38, rue Geofïryo-Saint-Hilaire, 75005 Paris. — pour tout ce qui concerne la rédaction, au Secrétariat du Bulletin, 57, rue Cuvier, 75005 Paris. Abonnements pour l’année 1978 Abonnement général : France, 530 F ; Étranger, 580 F. Zoologie : France, 410 F ; Étranger, 450 F. Sciences de la Terre : France, 110 F ; Étranger, 120 F. Botanique : France, 80 F ; Étranger, 90 F. Écologie générale : France, 70 F ; Étranger, 80 F. Sciences physico-chimiques : France, 25 F ; Étranger, 30 F. International Standard Serial Numler (ISSN) : 0027-4070. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 3 e série, n° 513, mars-avril 1978, Zoologie 352 SOMMAIRE G. Faure et M. Pichon — Description de Favites peresi, nouvelle espèce de Scleractiniaire hermatypique de l’océan Indien (Cnidaria, Anthozoa, Sclerac- tinia). 107 I. Marche-Marchad. — Description d’un nouveau Volutidé ouest-africain : Cym- bium tritonis (Broderip, 1830) senegalensis subsp. nov. 129 M.-C. Durette-Desset. — Nouvelles données morphologiques sur des Nématodes Trichostrongyloides des collections du United States National Muséum. 135 J. -M. Démangé. — Myriapodes Diplopodes de la région d’Abidjan (forêt de Téké), Côte d’ivoire. Description d’une espèce nouvelle. 149 B. Bozic. — Le genre Delamarella Chappuis et le problème de son statut systéma¬ tique (Crustacea, Copepoda, Harpacticoida). 153 — Ectinosorna barbicauda, espèce nouvelle de La Réunion (Crustacea, Copepoda, Harpacticoida) . 157 Y. Crouau. — Organes sensoriels d’un Mysidacé souterrain anophthalme, Antro- rnysis juberthiei : étude ultrastructurale des aesthetascs. 165 R. Dajoz. — Contribution à l’étude des Cerylonidae du Cameroun (Insectes, Coléop¬ tères). 177 51 H, 1 Bull. Mus. nain. Ilisl. nat., Paris, 3 e sér., n° 513, mars-avril 1978, Zoologie 352 : 107-127. Description de Favites peresi , nouvelle espèce de Scleractiniaire hermatypique de Focéan Indien (Cnidaria, Anthozoa, Scleractinia) par G. Faure et M. Pichon * Résumé. — Favites peresi, nouvelle espèce de Scleractiniaire récifal, appartenant à la famille des Faviidae est décrite. L’analyse des variations de la structure du squelette conduit à distinguer deux écomorphes. Les relations de Favites peresi avec F. seychellensis (Milne-Kdwards et Haime), Favites abdita (Ellis et Solander), Goniastrea incrustans Duncan, et Metastrea aegyptiaca Milne- Edwards et Haime sont discutées. Favites peresi vit dans les récifs coralliens de la mer Rouge et de l’océan Indien occidental et central de 0 à 50 ni. Abstract. — Favites peresi, a new species of hermatypic Scleractinia (Family Faviidae) is described. A study of the variations of the skeleton structure shows that two ecomorphs can be distinguished. The relationships of Favites peresi with F. seychellensis (Milne-Edwards & Haime), Favites abdita (Ellis et Solander), Goniastrea incrustans Duncan, and Metastrea aegyptiaca Milne-Edwards & Haime are discussed. Favites peresi lives in the eoral reefs of the Red Sea and of the central and western Indian Océan. Matériel étudié 47 spécimens provenant des localités suivantes : Collection G. Fauiîe : lie Maurice, 6 colonies ; île de La Réunion, 18 colonies étiquetées Goniastrea cf. incrustans Duncan ; île Rodrigue, 2 colonies (Faure, 1974, 1977) ; Madagascar (Tuléar), 2 colonies étiquetées Favites cf. abdita (Ellis & Solander). Collection M. Pichon : Tuléar, 6 colonies ; Nossi-Bé, 3 colonies. Collection British Muséum Natural Historv (BMNH) : n° 28-9-1-282, Dongonab, Red Sea [étiqueté Prionastrea seychellensis (M.-E. & H.)] ; n° 28-4-23-4, Dongonab, Red Sea [Favia sp.j ; n° 28-9-1-283, Dongonab, Red Sea [. Prionastrea sp.] ; n° 28-9-1-206, Port Sudan, Red Sea Prio¬ nastrea seychellensis (M.-E. & H.)] ; n° 1928-9-1-280, Port Sudan, Red Sea \ Favites sp. ; n° 82-10- 17-165, Bird Island, Seychelles [ Aphastrea deforrnis (Lamarck)] ; n° 82-10-17-164, Bird Island, Seychelles [Favites pentagona Esperj (new registred 1975 : 3-11-1 ?) ; n° 28-9-1-278, Coetivv 'Prio¬ nastrea sp. ; n° 636, Remire [ Goniastrea incrustans ? Duncan] ; n° 1928-9-1-284, Amirantes [ Prio¬ nastrea sp.l ; n° 1928-10-10-61, Amirantes [Prionastrea sp.] ; n° 1928-10-10-59, Amirantes [Prio¬ nastrea sp. ; n° 1928-9-1-205, Amirantes [Prionastrea sp.] ; n° 28-9-1-281, Saya de Malha [Prio¬ nastrea sp.j : n° 1927-5-4-200, Hulule, Maldives [P. robusta Dana! : n° 1946-18-86, Dar es Salam. * G. Faure : Centre Universitaire, BP 5 Ste-Clotilde — 97490 lie de l-a Réunion. M. Pichon : Dpi of Marine Biology, James Cook University, OLD 4811 Australia. — 108 — Collection Hessisches Landesmusedm Darmstadt Germany : EC 1325b, Jidda Harbour Arabie Saoudite ; RM 40,2, Wingate reef : Port Soudan : X2 : 2-6, Gûbal island (nord mer Rouge). Diagnose Colonie cerioïde à bord calicinal mince. Lames radiaires pouvant atteindre la centaine et disposées en quatre cycles. Les septes sont peu développés, et portent de très nombreuses petites dents spiniformes dont la taille augmente depuis le bord calicinal jusqu'à la columelle. Les élé¬ ments du 4 e cycle, sont abortifs et limités le plus souvent à des épines très fines assez peu déve¬ loppées. Muraille toujours mince. Endothèque très développée, vésiculeuse (surtout à la périphérie). Gemmation intratentaculaire sub-axiale à périphérique, di ou tristomodeale avec séparation pré¬ coce des bourgeons et isolement complet de façon plus tardive. Holothèque continue, parfois vési¬ culeuse, ornée de rides portant des dents très fines. Description Hoi.otype : n° MP/NH — 11/63, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. Dimensions, 102 mm X 90 mm X 60 mm. Nossi-Ré (Madagascar), baie d’Ambavatoby. Pro¬ fondeur, 15 m. Paratypes : 1. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. N 0 GF/REU 355 (écomorphe a), La Réunion St-Gilles, profondeur 20 m. N° GF/MAU 276 (écomorphe pf, Maurice Grand-Gaube, profondeur 40 m. — 2. British Muséum (Natural History), London (voir p. 107). — 3. Hessisches Landsmuseum Darmstadt, Germany (voir ci-dessus). -— 4. Rijksmuseum Van Natuurlijke Historié, Leiden, Netherlands. N° GF/REU 364. — 5. Mauritius Institute, Port Louis, Maurice. N° GF/ MAU 312. — 6. Les autres paratypes sont dans les collections des auteurs. La colonie est de forme massive, irrégulièrement hémisphérique, fixée sur un fragment de calcaire organogène très fortement perforé par divers organismes biodestructeurs et correspondant lui-même en partie à une petite colonie morte de la même espèce. Les dimensions maximales des calices sont de 23 X 21 mm pour un calice en voie de division, 18 X 15 mm pour les calices ne montrant pas de division, profondeur 4-7 mm. Forme générale assez régulièrement polygonale ; il s’agit le plus souvent d’un quadrilatère tendant vers un rectangle ou un carré, plus rarement d’un pentagone. Bord calicinal mince légèrement recourbé dans sa partie périphérique distale. La muraille, d’origine septotrabéculothécale est mince. Elle présente parfois des pores qui résultent de la soudure incomplète d’éléments subhorizontaux issus de la partie dis¬ tale et périphérique des septes, nommés par Chevalier (1971 : 188, à propos de Favites abdita Ellis & Solander) « apophyses trabéculaires ». Les éléments radiaires répartis en trois cycles principaux s’étendent de la muraille à la columelle, avec généralement un quatrième cycle n’atteignant pas la columelle. — Les septes des deux premiers cycles au nombre de 14 à 22 sont peu développés dans la région murale où ils prennent l’aspect de rides rehaussées de petites dents spini¬ formes. Leur taille augmente (sans dépasser 2 mm de hauteur) dans la région moyenne. Les dents septales plus ou moins développées et en nombre variable (6-12 le plus souvent 10-12) sont relativement rapprochées vers le sommet de la muraille, plus espacées dans la partie médiane (correspondant à la région d’un changement d’inclinaison du bord septal). Les dents les plus internes sont généralement plus développées ; elles se courbent, deviennent — 109 — subhorizontales et se soudent aux lobes paliformes en délimitant des pores disposés en files verticales, se poursuivant en profondeur. Les dents septales sont terminées par quel¬ ques granules ou épines. Elles correspondent à un épaississement du septum par ailleurs très mince. Les faces latérales des septes sont garnies de granulations peu abondantes, revêtant la forme de petites épines hirsutes. — Les septes du troisième cycle s’amincissent dans la région moyenne des calices et deviennent souvent abortifs. Les plus développés se soudent soit à l’organe axial, soit au liane des palis ou des éléments radiaires des cycles précédents par un réseau complexe des dents axiales fortement inclinées, plus ou moins anastomosées. — Les éléments radiaires du quatrième cycle sont abortifs, présents sous la forme d’une simple ride dans la région murale, ils ne subsistent vers l’intérieur que sous la forme de 3 ou 4 dents très fines et spiniformes, espacées, et ne s’étendant pas au-delà de la moitié du rayon calicinal. Leur nombre varie suivant les calices de 0 à 20. La partie inférieure de la colonie (surface non calicinale) est finement et régulièrement costulée, les côtes sont arrondies ou anguleuses. Épines costales présentes, de petite taille. Des lobes paliformes (voir variations) se développent en avant des septes des deux premiers cycles et constituent une couronne régulière de 15 à 20 éléments séparés des septes par une échancrure marquée. Le bord interne des lobes paliformes dans leur partie supérieure développe une ou plusieurs dents d’inclinaison variable et distinctes de la eolu- melle. Plus en profondeur les dents du bord interne deviennent subverticales, s’anasto¬ mosent pour constituer une columelle fine, spongieuse, formée de lobes trabéculaires sub- chicoracés et légèrement coudés. La surface supérieure columellaire présente en général un aspect concave. Une endothèque vésiculeuse est présente, bien développée à partir de la paroi interne de la muraille et s’étendant vers le centre sur une distance variant du tiers à la moitié du rayon du calice. De nombreux calices sont en voie de division, le bourgeonnement intratentaculaire étant de règle. Les calices en cours de gemmation sont caractérisés par une cloison médiane à submédiane séparant les calices en cours d’individualisation plus basse que la muraille. Le bourgeonnement est mono, di ou tristomodeal, l’état normal des calices étant par ailleurs mono-eentrique. Variabilité 1. Généralités Faciles peresi, comme beaucoup de Faviidae, montre une très grande variabilité. Le problème de la « plasticité squelettique » intraspécifique en fonction des conditions d’environnement a été reconnu depuis longtemps. Plus récemment, Goreau (1959, 1963), Laborel (1970), Chevalier (1971), Wijsmain-Best (1972-1974), Barnes (1973), Weber (1974a et b), Hubbard (1974a et b), Mac Intyre and Smitii (1974), Veron et Pichon (1976) ont apporté un certain nombre d’explications satisfaisantes. Dans le domaine des variations intra-spécifiques, si les auteurs s’entendent sur l’ori¬ gine des causes et leurs effets, l’usage d’une terminologie propre à chacun prête à confu- — 110 — sion. Au terme d’ « écomorphose » (Laborel, 1970), « écotype » Wijsman-Best, 1972), nous préférons celui d' « écomorphe » (Veron et Pichon, 1976), défini comme suit : « Iritra- specific skeletal variations phenotypically and (or) genotypically determined in response to spécifie ecological condition ». Bien que très voisin des deux précédents termes, celui proposé par Veron et Pichon permet à la fois de préciser les limites d’application du concept d’ « écomorphose », et de compléter la notion « d’écotype », qui est dans son acceptation originelle, et contrairement à l’usage qu’en fait Wijsman-Best (1972) un mécanisme adap¬ tatif à base essentiellement génétique. La plupart du matériel étudié peut être divisé en deux « lignées écomorphiques » divergentes, qui s’individualisent à partir de l’holotype en fonction de conditions écolo¬ giques différentes. Les rapports existant entre les variations squelettiques intraspécifiques de F. peresi et les milieux considérés, sont de même type que ceux précédemment établis par Wijsman- Best (1972-1974) chez d’autres Faviidae : corrélation inverse entre la profondeur (non considérée en terme de bathymétrie, mais comme intégrant l’influence des facteurs éclai¬ rement et hydrodynamique) et le nombre de septes et de calices par unité de surface. Weber (1974a et b), sur la base du taux de 13 C associé au squelette des Seléractiniaires arrive à des conclusions très voisines. Cependant, s’il établit (19746) une corrélation néga¬ tive, en fonction de la bathymétrie croissante, entre l’augmentation de taille des corallites et le taux de 13 C, il ne mentionne pas clairement qu’il s’agit bien d’une variation intraspé- cifique. Aux variations squelettiques proposées comme paramètres pour une meilleure connaissance du taux de calcification par Wijsman-Best (1974), ajoutons la variation du rapport Poids/Volume des colonies (coefficient de calcification), en fonction de l’envi¬ ronnement. Les résultats obtenus ont une valeur relative, qui confirme cependant les observations effectuées au niveau des corallites. Les coefficients les plus élevés (1,30 < P — '' 1,60) caractérisent les colonies des pentes externes de mode battu et à faible profon¬ deur ( < 20 m). Les colonies situées au-delà de 20 m ou en mode calme ont un coefficient P moindre : 1,05 < y < 1,25. 2. Étude d'ensemble de la variabilité Couleur : les polypes sont colorés de façon uniforme du jaune pâle au brun clair. Morphologie des colonies : les colonies sont de taille décimétrique (taille moyenne 10- 15 cm), hémisphérique (écomorphe a) ou représentant une tendance à l’aplatissement (écomorphe (3). La zone d’attache avec le substrat est souvent limitée à la seule région basale centrale, permettant ainsi le développement d’une holothèque très caractéristique. Calices : les dimensions moyennes des calices sont très variables. L’écomorphe a est caractérisée par des calices de taille moyenne variant entre 6 et 12 mm (grand diamètre), assez réguliers, et dont la profondeur est comprise entre 4 et 10 mm. La lignée P s’oppose à la précédente par une taille supérieure des calices (12 à 20 mm), et une muraille qui ne dépasse pas 4 mm de hauteur. — 111 — Eléments radiaires : ils sont généralement disposés en quatre cycles (les éléments du 4 e cycle faisant parfois défaut) ; les septes des deux premiers cycles ne sont cependant jamais très développés et restent identiques entre eux dans la région périphérique. Dans la région moyenne des calices, les éléments qui constituent le 3 e cycle s’amincissent et deviennent abortifs. Les lames du dernier cycle peu visibles sont le plus souvent limitées à une simple ride murale, pouvant se poursuivre par quelques épines à la surface des dissépiments endo- théc.aux. Le nombre de septes (pour les individus adultes) ne varie pas de façon significa¬ tive. Seul l’espace interseptal est plus développé dans la lignée 13. Les dents qui ornent le bord supérieur des éléments radiaires montrent une très grande variabilité en taille et en nombre, d’un calice à l’autre, au sein d’une même colonie. Elles sont cependant beau¬ coup plus aplaties (dans un plan plus perpendiculaire à celui du bord septal) dans la lignée (3. Les flancs des septes portent des granules dont le nombre et la taille ne paraissent pas directement liés au plus ou moins grand développement des cloisons. Structures paliformes : Un des caractères les plus constants de F. peresi est la pré¬ sence d'une couronne de palis qui s’individualise en face des septes des deux premiers cycles et dont le développement est extrêmement variable. Il peut s’agir soit de véritables palis formés de trabécules disposées en éventail, soit d’une trabécule composée, plus forte que les autres et verticale, constituant un lobe paliforme, soit de quelques trabécules subparallèles pointant plus fortement que les autres dents septales. Chez quelques spécimens (écomorphe P), le bord distal des septes des deux premiers cycles porte, avant la nette échancrure qui la sépare des palis, une forte dent subverticale mono ou pluritrabéculaire (soudure de plusieurs dents septales) dont le bord interne se dresse verticalement depuis le fond du calice et dépasse les palis. Ces dents simulent une couronne surnuméraire de palis autour et au-dessus de la première. Columelle : elle est toujours présente, mais jamais très développée. Les variations portent sur l'épaisseur, la hauteur, l’orientation des lobes trabéculaires qui la constituent. Le plus souvent elle est finement papilleuse (lobes trabéculaires de petite taille, subver¬ ticaux, ou légèrement « tordus » à leur extrémité). Chez quelques spécimens, la partie dis¬ tale des lobes s’aplatit, s’élargit, se hérisse de petites dents donnant à l’ensemble un aspect hirsute. Muraille : haute (écomorphe a) ou rudimentaire (écomorphe (3), mais l'épaisseur reste toujours faible. Elle présente parfois à son sommet une disposition en zigzag et des pores que l’on rencontre également chez Favites abdita. Endothèque : elle est toujours très vésiculeuse et bien développée mais présente des variations en liaison avec le coefficient de calcification. Les dissépiments endothécaux, constituent un réseau beaucoup plus serré dans la lignée a que chez les spécimens de la lignée 3. Remarque : On ne saurait accorder aux lignées écomorphiques précédemment définies, une signification absolue, du fait d’une appréciation subjective des facteurs écologiques et de leur interaction au niveau des colonies. D’autre part, certains spécimens présentent à la fois des caractères des deux lignées. — 112 — PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DES LIGNEES ECOMO R PII IQUES Caractères T.GOMORPHE a licOMORPHE P Biotope Couleur Forme et taille des colonies Fente externe 0-25 mode 0-20 mode calme (vasque, passe, battu pente interne) 20-50 m (pente externe) jaune à brun pâle Jaune pâle Forme hémisphérique Forme aplatie à sub-eneroûtante dominante 5-12 cm dominante 5 à 20 cm Taille des calices (grand diamètre 6-10 mm calicinal) Profondeur des calices 4-10 mm 10-20 mm 1-4 mm Nombre de septes des deux premiers 16 à 28 cycles Nombre de septes du 3 e cycle 16 à 30 Nombre total de septes 63-90 Nombre de septes/cm 2 60-80 20 à 32 16 à 32 70-90 25-42 Palis Palis ou lobes paliformes Palis ou lobes paliformes mono et mono et multitrabécu- multitrabéculaires. laires. Coellicient de calcification P V 1,25-1,60 1,05-1,25 Discussion La multiplicité et l’imprécision des noms donnés dans le passé aux spécimens réfé- rables à F. peresi montrent l’embarras des auteurs à trouver la place exacte de ce même matériel dans la famille des Faviidae. C’est ainsi que figurent au BMNH plusieurs échan¬ tillons libellés : Prionastrea seychellensis (Milne-Edwards et Haime). Aphastrea deformis (Lamark), F civiles pentagona Esper, Goniastrea incrustans Duncan, Prionastrea robusta Dana, dont l’appartenance avec F. peresi est certaine. De la même manière, une partie de notre matériel inventorié sous le nom de Goniastrea cf. incrustans Duncan et de F. cf. abdita Ellis & Solander (Faure, 1974, 1977), est référable à cette nouvelle espèce. La variabilité de la structure des éléments paliformes (pouvant varier d’une simple tra¬ bécule à un véritable système de trabécules en éventail) font de cette espèce un élément charnière entre les genres Favites et Goniastrea. Cependant, les véritables palis n’étant pas — 113 — toujours présents de façon constante, nous sommes conduits à ranger cette espèce dans le genre Favites. 1 — Nous rapportons à F. peresi, les spécimens BMNH 28-9-1-282, 28-9-1-206 libellés Prionastrea seychellensis Milne-Edwards et Haime. Le statut de l’espèce de Milne-Edwards et Haime (1849, t. XII : 132) a été contro¬ versé. Conservée par Studer (1877 : 640), Ridley (1883 : 255), l’espèce a été mise der¬ nièrement en synonymie par Chevalier (1971 : 189) et Wijsman-Best (1972 : 33 et 35) avec Faciles abdita Ellis & Solander L Klunzinger (1879 : 33) rapporte Prionastrea seychellensis Milne-Edwards et Haime au genre Goniastrea. L’opinion de Klunzinger est partagée par Ortmann (1888 : 173 ; 1889 : 190 ; 1892 : 661) et Crossland (1948 : 190 ; 1952 : 133). Nous avons retrouvé au BMNH, et examiné, l’échantillon de Goniastrea seychellensis (Milne-Edwards et Haime) (BMNH, D.C. 18) décrit et figuré par Crossland (1948 : 190 ; pl. VI, upper figure), ainsi que l’échantillon BMNH 161-7-17-45 enregistré sous le même nom. Les deux échantillons s’écartent du type de Milne-Edwards et Haime par les caractères suivants : taille plus importante des calices, muraille calicinale épaisse avec parfois présence de sillons inter- calicinaux, septes bien développés avec dent supéro-interne forte, tendance à la méandri- sation (série calicinale formée par deux ou trois individus sans trace de séparation). En accord avec Crossland (« it is like Goniastrea in its tendency to form valleys, in its septa and walls »), nous rapportons ces spécimens au genre Goniastrea. De plus, ils s’apparentent de très près à Goniastrea seychellensis (Milne-Edwards et Haime) ? de Klunzinger (1879, III : 33, pl. 4, fig. 3). L’échantillon figuré par Crossland ne diffère de celui de Klunzinger que par des détails portant sur la columelle et l’épaisseur des septes (« I therefore give a photograph of the présent specimen, which differs from Klunzinger’s in having a better developed columella, and septa which are thin on the tops of the walls, as well as within the calice »). Matthai (1914 : 80) place Prionastrea seychellensis (Milne-Edwards et Haime) en synonymie avec Favia favus (Forskâl), avec quelques doutes cependant, comme le men¬ tionne Chevalier (1971 : 189). Matthai ajoute (p. 122 « I hâve examined Ehrenberg’s large type of Astrea deformis, and Milne-Edwards and Haime’s two large examples of Prionastrea seychellensis, and hâve no doubt that they belong to the same species ... », et confirme plus loin : « at présent it cannot be settled whether the species is a Favia or Gonias¬ trea, probably the latter. » A côté de l’holotype de l’espèce de Milne-Edwards et Haime (collection Milne- Edwards et Haime, Muséum national d’Histoire naturelle, Paris), nous avons retrouvé et étudié un spécimen du BMNH libellé : « Prionastrea seychellensis (Milne-Edwards et Haime), n° 1849-9-28-10, holotype, provenant des Seychelles, collection Muséum d’His¬ toire naturelle de Paris ». L' « holotype » du BMNH, est une portion (20 X 15 cm) de colo¬ nie massive, dont les calices sont serrés, arrondis et déformés (diamètre moyen 8 mm), septes peu exserts, côtes présentes. Les palis sont absents, la columelle rudimentaire. Enfin, présence de sillons inter-calicinaux bien marqués, séparant les polypierites périphériques. Cet échantillon est très voisin, sinon identique à Favia favus (Forskâl), et s’écarte ainsi 1. Ce qui peut d’ailleurs être discuté. En tout état de cause, Prionastrea seychellensis de Mii.ne-Edvvards et Haime demeure différent de Favites peresi. 114 — de Goniastrea seychellensis de Klunzingeh (1879) et de Crossland (1948, 1952), et de Prionastrea seychellensis (Milne-Edwards et Haime). Facites peresi se distingue de l’espèce de Milne-Edwards et Haime par les carac¬ tères suivants : muraille et septes plus minces, lames radiaires peu développées ou abor¬ tives, couronne de palis généralement bien développée, endothèque vésiculeuse abondante, holothèque présente et continue. 2 — Dans de précédents travaux (Faure, 1974, 1977), nous rapportions, bien que d’une façon incertaine, à Goniastrea incrustans Duncan une partie de notre matériel récolté dans les Mascareignes. De la même façon Rosen (in Baumes et al., 1971 : 112, et comrn. pers.) mentionne, sous le nom de Goniastrea incrustans Duncan, la présence de F. peresi à Aldabra. L’échantillon BMNH 636 provenant de Remire, libellé G. incrustans Duncan, est également référable à F. peresi. L’examen de nombreux exemplaires de l’espèce de Duncan (collection Chevalier, MNHN, Paris, collection Wijsman-Best et « Siboga » I.T.Z. Amsterdam, collection BMNH, Londres) fait apparaître des alfinités entre les deux espèces portant sur les caractères sui¬ vants : absence de séries calieinales bien individualisées (gemmation intratentaculaire périphérique, avec séparation précoce des bourgeons) ; palis constituant une couronne régulière : endothèque bien développée. Cependant, G. incrustans Duncan s’éloigne de F. peresi par la taille plus réduite des calices « diameter of calices from 3 milli. with l'orty septa, 5 milli. of the same septal number 8 milli. with fîfty-six septa » (Duncan, 1889 : 11). Elle s’en distingue également par la faiblesse du développement de la columelle et une muraille plus régulière que chez F. peresi. 3 — Nous rangeons les échantillons BMNH 82-10-17-164, Faciles pentagona Esper, et 82-10-17-165, Aphastrea deformis (Lamarck), provenant des Seychelles (Bird Island), dans la série de Faciles peresi dont ils ne diffèrent que par la taille plus réduite des calices et un degré de calcification plus marqué des éléments radiaires. 4 — Nous assimilons à F. peresi, avec quelques doutes cependant, le spécimen BMNH 1927-5-4-200 Prionastrea robusta Dana (Hulule, Maldives), libellé par la suite G. incrus¬ tans Duncan. Il s’agit d’une colonie subcirculaire (12 X 18 cm), dont les calices sont peu profonds, peu déformés, sauf à la périphérie, la muraille et la thèque plus épaisses que chez le type F. peresi. Les septes sont bien développés et les palis très lins constituent une couronne irrégulière peu développée. Nous la considérons comme un échantillon limite de F. peresi. Affinités 1 — F. peresi présente quelques affinités avec F. abdita (Ellis et Solander) et plus spécialement avec la variété magnifica (Chevalier, 1971 : 182, pl. XX, fig. 7 = Faciles magnifica Blainville, 1830). Elle s’en éloigne cependant par les caractères suivants : muraille et éléments radiaires plus fins, septes abortifs plus nombreux, dents septales plus fines et plus serrées ; palis ou lobes paliformes présents et bien développés, endothèque vésicu- 115 — leuse très développée, holothèque continue également bien développée. F. peresi présente également des caractères proches de ceux de F. pentagona (Esper), (dont Vaughan, 1918 : 112) souligne par ailleurs l'alïinité avec F. abdita). Les caractères voisins portent sur l’orne¬ mentation des septes (dents également plus fines et plus rapprochées que chez F. abdita), l’endothèque très vésiculeuse. F. peresi se différencie de l’espèce d’EsPEB, par les carac¬ tères suivants : taille plus importante des calices (diamètre pouvant atteindre 15 à 20 mm), nombre plus élevé de septes, palis ou lobes paliformes plus nombreux, muraille plus fine. 2 — F. peresi est par ailleurs très proche de Metastrea aegyptiaca Milne-Edwards et Haime (1850, t. Xll : 137 ; 1857, t. 111 : 525, pl. 09 fig. la et lb), ainsi que l’a montré l’examen des deux spécimens du Muséum national d’Histoire naturelle de Paris (Fossile des dépôts récents d’Égypte,) rapportés à cette espèce. La description de Milne-Edwards et Haime (1857, t. 111 : 525) est des plus sommaires. En fait, le nombre de cloisons de Metas¬ trea aegyptiaca (38 à 64) est supérieur au chiffre moyen (24) avancé par les auteurs qui ne mentionnent pas l’existence de septes d’ordre inférieur abortifs, ou limités à une simple ride dans la partie sommitale de la muraille, et qui disparaissent très rapidement dans la partie moyenne des calices. Des structures paliformes (non signalées) sont parfois visibles bien que peu développées, dans les calices les mieux conservés. La columelle sans être haute est normalement développée. L’endothèque est très vésiculeuse, et l’holothèque présente. F. peresi et Metastrea aegyptiaca paraissent ainsi très voisines. Les caractères distinctifs entre les deux espèces portent sur l’épaisseur de la muraille (plus marquée chez M. aegyp¬ tiaca), le nombre de septes, moins important chez l’espèce de Milne-Edwarsd et Haime, les structures paliformes également moins nombreuses chez cette dernière. Ces variations, quoique n’étant pas fondamentales, sont cependant suffisantes pour considérer F. peresi comme distinct de M. aegyptiaca dont il est par ailleurs difficile d’apprécier la variabilité intraspécifique (il n'existe que deux échantillons en mauvais état de conservation). On remarquera également que les auteurs n’ont fait que très rarement mention de l’espèce de Milne-Edwards et Haime, à l’exception de Verrill (1866) et Klunzingeiî (1879). Verrill dans sa description de Coelastrea nov. gen. signale : « This genus ( Coelas- trea) appears to bear the saine relation to Goniastrea that Metastrea does to Prionastrea... ». Klunzinger range Metastrea aegyptiaca près de F. pentagona Esper, dont on a par ailleurs mentionné qu’elle présentait des traits communs avec F. abdita et dans une moindre mesure avec F. peresi. Il se pourrait donc que Metastrea aegyptiaca ne soit qu’une écomorpbe de F. abdita. ou de F. pentagona. Répartition géographique : Mer Rouge (Dongonab, Port Soudan, Jidda, Gùbal island), Maldives (Hulule), Seychelles, Amirautés, Coetivy, Remire, Sava de Mailla, Egmont atoll, Chagos, Dar es Salaam, Aldabra, Madagascar (Nossi-Bé, Tuléar), Mascareignes (La Réunion, Maurice, Rodrigues). Mayotte, Glorieuses, Banc du Geyser, Banc de la Zelée, Tromelin. Distribution bathymétrique : 0 à 50 m. — 116 — Remerciements Les auteurs ont le plaisir d’adresser leurs remerciements au Dr J. P. Chevalier pour les fruc¬ tueuses discussions échangées avec lui ainsi que pour les observations apportées au présent travail, au Dr M. Wijsman-Best et au Pr J. W. Wells qui ont bien voulu critiquer le manuscrit. Nous remercions également le Dr P. Cornélius (British Muséum) et le Dr. G. Scheer qui ont bien voulu nous confier leur matériel. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES Barnes, I). J., 1973. — Crowth in colonial scleractinians. Bull. Mar. Sci., 23 (2) : 280-298. Chevalier, J. P., 1971. — Les Scléractiniaires de la Mélanaisie française (Nouvelle Calédonie, Ile Chesterfîeld, lies Loyautés, Nouvelles Hébrides) — l re partie. Expéd. Française, récifs coralliens, Nouvelle Calédonie, Edn. Fond. Singer-Polignac, Paris, S: 5-307, pl. 1-38. Grossland, C., 1948. — Reef corals of the South African Coast. Ann. 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Manuscrit déposé le 2 août 1977. 118 — l'L ANC 11 K I 1 : Faciles peresi , Ilolotype MP/NB 11/63 x 2,5 —- Nossi-Bé — 15 m Madagascai 2 : Favitea peresi, Kcomorphe y. BMNH Londres n° 28-9-1-282 1 — Dongonab, mer Rouge. — 120 — PLANCHE H 3 : Favites peresi, Para type, écomorphe a, GF/REU 355 X 2,5 — St Gilles — 15 m, île de la Réunio 4 : Favites peresi, Paratype, écomorphe p, GF/MAU 276 X 0,8 — Grande Gaube — 40 m, île Mauric PLANCHE II 122 — PLANCHE III 5 : Faciles peresi, Paratype, écomorphe (3, GF/MAU 276 x 3,2. 6 : Favites peresi , Paratype, écomorphe [3, GF/MAU 276 X 2. 124 - PLANCHE IV 7 : Metastrea aegi/ptiaca Milne-Edwards et Haime, 1850. Holotype X 2,5, dépôts fossiles récents d’Egvpte, MNHN, Paris. 8 : Goniastrea incrustans Duncan, 1889 X 2,5. Collection Nouvelle Calédonie, J.-P. Chevalier, MNHN. Paris. #■ M p vv p: PLA JVC he — 126 — PLANCHE V 9 : Prionastrea seychellensis Milne-Edwards et Haime, 1850. Ilolotype x 2,5, Seychelles, MNHN, Paris. 10 : Prionastrea seychellensis Milne-Edwards et Haime, 1850. « Ilolotype » ? v 2,5, collection BMNH, Londres, n° 1849-9-28-10, Seychelles, = Favia faons Forskâl. ■PCCV>* *v J r-m'fh " K • **9*C-^\ rj ETS J3y _ J y,- - r - j>o%, ** vj|H Bull. Mus. nain. Hist. nat., Paris, 3 e sér., n° 513, mars-avril 1978 Zoologie 352 : 129-133. Description d’un nouveau Volutidé ouest-africain : Cymbium tritonis (Broderip, 1830) senegalensis subsp. nov. par Igor Marche-March ad * Abstract. — Description of a new subspecies of the west african genus Cymbium, C. tritonis (Broderip, 1830) senegalensis subsp. nov. Description Coquille de grande taille (jusqu’à 300 mm), cylindro-ovoïde, composée de deux tours et demi le dernier recouvrant tous les autres. Protoconque peu saillante entourée d’une rampe suturale à bords relevés, s’élargissant rapidement en forme de cratère, ce qui donne à la coquille une silhouette tronquée. Surface de la coquille lisse, parcourue de stries de croissance serrées, plus ou moins nettes. Enduit calleux, mince et transparent, recouvrant la zone pariétale, le bord columel- laire et une bonne partie de la fasciole. Ouverture ovale-allongée. Encoche siphonale assez profonde. Labre incurvé aux deux extrémités, mince et tranchant, subrectiligne dans sa partie moyenne, remontant très au- dessus du sommet, en pavillon. Bord columellaire faiblement flexueux, muni de trois plis obliques lamelliformes, de couleur blanche aux intervalles orange. Easciole nettement délimitée. Coloration externe rosâtre ou brun-jaune (couleur de base) avec un periostracum brun-olive. Intérieur de l’ouverture rose pâle ou ocré. Cerne plus soutenu à la pointe de la colu- melle et en bordure de l’échancrure siphonale Pigmentation de l’animal vivant : tête et siphon d’un beau noir, maculés de blanc de rouge et de jaune. Le pied est de couleur rouge-brique uniforme, plus clair sur la sole. Radula : unisériée, composée de dents rachidiennes tricuspides à pointes subégales (sous-genre Cymbci s.s., Marciie-Marciiad, 1974). Biologie Comme la totalité de ses congénères C. tritonis senegalensis est ovovivipare. Les larves sont incubées dans la glande pédieuse ventrale transformée en poche incubatoire (Marche- Marchad, 1968). Les « portées » sont de 12 à 23 larves, mesurant 30 à 35 mm de long, Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins et Malacologie, 55, rue de Buffon, 7501)5 Paris. nov. Fig. 2. — C. tritonis senegalensis , individu vivant vu pai* l’extrémité céphalique. Fig. 3. — C. pepo (Lightfoot, 1786) vivant, même orientation que la figure 2. La coloration des téguments est uniforme. Fig. 4. — Deux larves néonates de C. tritonis senegalensis et trois de C. pepo. Noter la différence de taille et de coloration des téguments et de la coquille. — 132 — ayant l’aspect de petits adultes et munis au moment de leur expulsion d'un vélum flasque et non fonctionnel. Comme la totalité de ses congénères C. tritonis senegalensis est carnassier et se nourrit de Mollusques lamellibranches et gastropodes. I ) IS T KIB U TIO N B ATH Y MÉTRIQUE C. tritonis senegalensis vit dans l’étage infralittoral entre 4 et 40 m de profondeur sur des fonds de sable coquillier et de gravier. Distribution géographique Jusqu'à plus ample informé C. tritonis senegalensis est localisé aux rivages du Sénégal : baie de Corée (populations clairsemées, notamment dans l’anse de Bel-Air d’où provient l’holotype) et surtout « Petite Côte ». L’holotype est conservé au Muséum national d’Histoire naturelle. Ses dimensions sont : long. 175 mm, larg. 93 mm. Rapports et différences L’espèce décrite par Broderip (1830) sous le nom de C. tritonis devient ipso facto pour les Systématiciens la sous-espèce nominative C. tritonis tritonis. C’est une forme plus septentrionale, dont Faire de distribution débute au cap Blanc (Mauritanie) pour s’étendre vers le nord où sa limite n’est pas connue avec précision. Broderip, puis Paluary (1930) ont fort bien décrit et figuré sa coquille. Cette sous- espèce diffère de C. tritonis senegalensis par la forme de l’extrémité apicale dont la crête est nettement infléchie vers l’intérieur, pouvant ainsi surplomber et masquer en partie la protoconque, par la coloration généralement plus pâle de l’ouverture de la coquille et surtout par l’éclatante polychromie des téguments du pied où domine le vert, le bleu et le rouge. Fig. 5. — Une dent de la radula de C. tritonis senegalensis. — 133 — Les deux sous-espèces sont fréquemment confondues avec C. pepo Lightfoot, dont elles diffèrent pourtant par de nombreux caractères. Cette dernière possède une coquille nette¬ ment arrondie, quatre plis à la columelle, des téguments de couleur unie tirant générale¬ ment sur le gris, un nombre de larves qui oscille entre 6 et 10 par portée, de forme et de teinte différentes de celles des C. tritonis et nettement plus grandes (jusqu’à 55 mm). L’espèce récemment décrite Cymbium caputvelatum Bruynseels, 1975, paraît être une forme « composite », incluant plusieurs espèces distinctes et déjà connues. La pigmentation des téguments est identique à celle de C. tritonis tritonis et Van Goethem (1976) consi¬ dère ce taxon comme un synonyme junior de C. tritonis Broderip, opinion à laquelle nous souscrivons (ex visu typi). Nous avons publié dans La Conchiglia (1977) des photographies en couleurs d’indi¬ vidus vivants de 6 espèces du genre Cymbium, avec leurs larves pour la plupart, et parmi elles C. tritonis tritonis et C. tritonis senegalensis subsp. nov. (fig. 14, 15 et 17). Ces photo¬ graphies font bien ressortir les différences remarquables dans la pigmentation des téguments de ces deux sous-espèces qui ne peuvent être confondues entre elles, pas plus qu’avec C. pepo, qui a été également figuré. RÉFÉRENCES CITÉES Broderip, W. J., 1830. — A monograph of the Genus Cymba. In : W. J. Broderip and G. B. So- werby, Species Conchyliorum..., I (1) : 1-7, fig. 1-9. London. Bruynseels, J. K., 1975. — Genus Cymbium Rôding 1798, een revisie/a révision. Antwerp (Glo¬ ria-Maris ed.). Marche-Marchad, I., 1968. — Un nouveau mode de développement intracapsulaire chez les Mollusques Prosobranehes Néogastropodes : l’incubation intrapédieuse des Cymba. C. r. Iiebd. Séanc. acad. soi., Paris, 266 : 706-709. — 1977. - Remarks on the biology, ecology and systematic of the genus Cymbium Rôding, 1798. La Conchiglia, n° 104-105 : 3-9, 15 fig. N.R. : Une erreur fâcheuse s’est glissée lors de la mise en page de cet article. La ligure, d’ailleurs non numérotée, représente Phototype de Cymbium tritonis senegalensis , forme qui fait l’objet de la présente note, et non pas Cymbium glans (Gmelin, 1791). Cette photographie ne devait pas figurer dans la revue italienne. Pallary, P., 1930. — Révision du genre Yetus. Annls Mus. Hist. nat. Marseille, 22 (3) : 52-78, pl. 1-2. Van Goethem, J. L., 1976. — A note on the révision of the genus Cymbium Rôding, 1798, by J. K. Bruynseels. 1975. Basteria, 40 : 123-126. Weaver, C. L., et J. E. Dupont, 1970. — Living Volutes. Belaware Mus. Nat. Hist. Publ. : 400 p., 79 pl. cartes. Manuscrit déposé le 7 novembre 1977. Bull. Mus. nain. Ilist. nat., Paris , 3 e sér., n° 513, mars-avril 1978, Zoologie 352 : 135-147. Nouvelles données morphologiques sur des Nématodes Trichostrongyloides des collections du United States National Muséum par Marie-Claude Durette-Desset * Résumé. — Description du synlophe de Nematodirus lamae Becklund, 1963, et des espèces- types suivantes : 1. Molineidae : Arioplostrongylinae : Biacantha desmoda Wolfgang, 1954; Bidigiticauda vivi- para Chitwood, 1938; Bradypostrongylus panamensis Price, 1928. — Nematodirinae : Lamanema chavezi Becklund, 1963. 2. Heligmosomidae : Ornithostrongylinae : Allintoshius nycticeius Chitwood, 1937. — Vian- naiinae : Vexillata vexillata (Hall, 1916). 3. Heligmonellidae : Pudicinae : Stunkardionema halla Arnold, 1941. 4. Trichostrongvlidae : Libyostrongylinae : Obeliscoid.es cuniculi (Graybill, 1923). Pseudoster- tagia builosa (Ransom et Hall, 1912). — Graphidiinae : Parostertagia heterospiculum Schwartz et Alicata, 1933. — Haemonchinae : Biogastranema leporis Rohrbacher et Ehrenford, 1954. Dans de nombreux cas, la connaissance de cet appareil permet une interprétation de la place zoologique et des affinités du genre considéré. Abstract. — Morphological new data on Trichostrongyloidea Nematod.es from United States National Muséum Helminthological Collection. — Description of the synlophe of Nematodirus lamae Becklund, 1963 and of the following type species : 1. Molineidae : Arioplostrongylinae : Biacantha desmoda Wolfgang, 1954 ; Bidigiticauda vivi- para Chitwood, 1938 ; Bradypostrongylus panamensis Price, 1928. — Nematodirinae : Lamanema chavezi Becklund, 1963. 2. Heligmosomidae : Ornithostrongylinae : Allintoshius nycticeius Chitwood, 1937. — Yian- naiinae : Vexillata vexillata (Hall, 1916). 3. Heligmonellidae : Pudicinae : Stunkardionema halla Arnold, 1941. 4. Trichostrongvlidae : Libyostrongylinae : Obeliscoides cuniculi (Graybill, 1923), Pseudo- stertagia builosa (Ransom et Hall, 1912). fe- Graphidiinae : Parostertagia heterospiculum Schwartz et Alicata, 1933. — Haemonchinae : Biogastranema leporis Rorhbacher et Ehrenford, 1954. In numerous cases, the knowledge of this apparatus allows us to give a new interprétation of the zoological position and of tire relations between this genus and the others. Introduction Il apparaît clairement depuis plusieurs années que le synlophe, c’est-à-dire le système d’arêtes cuticulaires longitudinales qui assure la fixation du Nématode à la muqueuse * Laboratoire de Zoologie] (Vers), associé, au CNRS, Muséum national d’Histoire, naturelle, 43, rue Cuvier, 75231 Paris Cedex 05. — 136 — intestinale de son hôte, est un élément essentiel pour la phylogénie et la classification des Trichostrongyloidea. Cet appareil n'ayant pas été pris en considération dans les descriptions classiques, il devient essentiel de le connaître chez les espèces-types des genres actuellement reconnus. Pour être complet, cet examen nécessite le prélèvement d’un segment haut de quelques pm dans la partie moyenne du corps de l’animal, ce qui revient à effectuer une section de celui-ci. Cet examen est donc impossible sur des holotypes ou des allotypes. Dans ce cas cependant, le simple examen in loto permet parfois d’avoir une idée approximative mais suffisante de l’appareil étudié. Grâce à l’extrême obligeance du Dr. J. Ralph Lichtenfels que nous remercions très vivement, nous avons obtenu communication du matériel provenant des collections du United States National Muséum (Animal Institute, Beltsville, Maryland). La présente note a pour objet de décrire de façon plus ou moins complète le synlophe des spécimens-types ou de spécimens identifiés, sans hésitation, aux spécimens-types des genres suivants : Allintoshius Chitwood, 1937, Biacantha Wolfgang, 1954, Bidigiticauda Chitwood, 1938, Biogastranema Rohrhacher et Ehrenford, 1954, Bradypostrongylus Price, 1928, Lamanema Becklund, 1963, Obeliscoides Graybill, 1924, Parostertagia Schwartz et Alicata, 1933, Pseudostertagia Orlolf, 1933, Stunkardionerna Arnold, 1941, Vexillata (Hall, 1916). Biacantha desmoda Wolfgang, 1954 Hôte : Desmodus rufus. Localisation : intestin. Origine géographique : Trinidad. Matériel : fragments (types) n° 48791 1953. récoltés par Cameron et déterminés par Wolfgang en Synlophe : Le corps est parcouru par 28 crêtes cuticulaires orientées perpendiculaire¬ ment à la paroi du corps et espacées de façon régulière sauf les trois crêtes situées en face des champs latéraux qui sont davantage resserrées (fig. 1, G). Conclusion L’interprétation des quatre genres de Trichostrongyloides parasites de Chiroptères qui ont le bord postérieur des lèvres armé de crochets, reste difficile. Le synlophe de Bia¬ cantha est d’un type « Molineus » peu modifié. Cela ne nous apprend donc rien sur le mono ou le polyphylétisme entre les formes de l’Ancien Monde ou celles du Nouveau Monde. En ce qui concerne les deux genres sud-américains, l’existence d’un synlophe chez Biacantha qui disparaît chez Histiostrongylus dont l’armature céphalique est plus évoluée n’est pas incompatible avec l’hypothèse que nous avions formulée sur la disparition du synlophe chez les formes qui acquièrent un appareil de fixation céphalique. Fig. 1. — Allintoshius nycticeius Chitwood, 1937 : (J. A, tête, vue latérale droite ; B, extrémité antérieure, vue latérale gauche ; C, coupe transversale au milieu du corps ; D, bourse caudale vue ventrale ; $. E, extrémité postérieure, vue latérale gauche ; F, région de l’ovéjecteur, vue latérale gauche. Biacantha desmoda Wolfgang, 1954 : G, coupe transversale au milieu du corps. Biogaslranema leporis Rochbacher et Ehrenford, 1954: Ç. H, tête, vue latérale gauche ; I, détail des crêtes cuticulaires en face du champ latéral gauche ; J, coupe transversale au milieu du corps ; K, bourse caudale, vue ventrale. 513, 3 — 138 — Bidigiticauda vivipara Chitwood, 1938 Hôte : Chauve-Souris. Localisation : intestin grêle. Origine géographique : Puy Cave Oxkutzcab, Yucatan, Mexique. Matériel : 1 cotype n° 42478 récolté par Pearsk en 1936 et déterminé par Chitwood la même année. Synlophe : Nous n’avons pas eu la possibilité de pratiquer une coupe de corps de l’animal. Apparemment il n’existe pas de crêtes cuticulaires. Conclusion Les genres Cheiropteronema Sandground, 1929, et Bidigiticauda sont proches l’un de l’autre et correspondent à une hyperévolution particulière liée à l’adaptation aux Chirop¬ tères frugivores. L’hypothèse de cette étroite parenté n’est pas incompatible avec les carac¬ tères fournis par le synlophe puisque Cheiropteronema a un synlophe presque atrophié formé de nombreuses ondulations et non de véritables crêtes (cf. Durette-Desset et Tcheprakoff, 1977) et que Bidigiticauda n’a plus aucun synlophe perceptible. Bradypostrongylus panamensis Price, 1928 Hôte : Bradypus sp. Localisation : intestin grêle. Origine géographique : non précisée. Matériel : 1 cotvpe n° 27 002, récolté par H. \V. Brown en 1926 et déterminé par E. W. Price en 1927. Synlophe : Le corps est parcouru longitudinalement par deux ailes cuticulaires laté¬ rales hautes de 45 pm (fig. 2, A). Conclusion Le synlophe, constitué simplement de deux ailes latérales, peut donc être rapproché de celui de certains Delicata et Fonlesia (cf. Durette-Desset, Chabaud et Cassone, 1977) et est donc conforme à celui des autres parasites de Xénarthres. Nematodirus lamae Becklund, 1963 Hôte : Lama parus. Localisation : intestin grêle. Origine géographique : Puno, Pérou, Amérique du Sud. Matériel : 1 <$, 1 $ paratypes n° 57 287 récoltés par Ch avez en 1959 et déterminés par Becklund en 1963. Fig. 2. — Bradypostrongylus panamensis Price, 1928 : (J. A, portion cuticulaire montrant les ailes latérales, vue sub-dorsale. Lamanema chavezi Becklund, 1963 : <$. B, tête, vue latérale gauche ; C, extrémité anté¬ rieure, naissance des crêtes cuticulaires, vue latérale gauche. Nematodirus lamae Becklund, 1963 : D, extrémité antérieure, vue ventrale ; E, tête, vue latérale ; F, bourse caudale, vue ventrale. Paro- stertagia heterospiculurn Schwartz et Alicata, 1933 : G, tête, vue latérale. Pseudostertagia bullosa (Ransom et Hall, 1912) : Ç, H, tête, vue latérale ; I, coupe transversale au milieu du corps. Hyostron- gylus rubidus Stiles et Hassal, 1893 : (J n° 1267 coll. Muséum, Paris, parasite de l’estomac d’un Sus scrofa originaire de Washington, $. J, coupe transversale au milieu du corps. Stunkardionema halla Arnold, 1941 : Ç. K, portion cuticulaire montrant la disposition des arêtes, vue dorsale ; L, extrémité postérieure, vue latérale droite. — 140 — Synlophe : Comme l’a noté l’auteur, le corps est parcouru par environ 40 crêtes cuti- culaires qui d’après l’étude de l’animal in toto doivent être orientées perpendiculairement à la paroi du corps. Tête : Il existe un anneau buccal haut de 4,5 ji.m (fig. 2, E). Conclusion Par l’absence de dent œsophagienne et par l’existence d’un tronc commun aux côtes 8 et 9 qui reste perceptible, l’espèce se présente comme un Nematodirus relativement primitif. Lamanema chavezi Becklund, 1963 Hôte : Lama pacos. Localisation : intestin grêle. Origine géographique : Puno, Pérou, Amérique du Sud. Matériel : 1 paratvpe n° 60 136, récolté par Chavf.z en 1959 et déterminé par Becklund en 1963. Synlophe : Comme l’a noté Becklund, il existe une quarantaine de crêtes cuticulaires. Elles débutent en arrière de la vésicule céphalique (fig. 2, C) et s’étendent jusqu’au niveau de la bourse caudale chez le mâle. D’après l'étude de l’animal in toto, ces crêtes doivent être orientées perpendiculairement à la paroi du corps. Tête : En plus de la dent œsophagienne signalée par l’auteur, nous avons observé un petit anneau buccal haut de 6 jim (fig. 2, B). Conclusion La structure du synlophe (crêtes cuticulaires orientées perpendiculairement à la paroi du corps) permettrait de ranger ce genre soit parmi les Trichostrongylidae soit parmi les Molineidae. Chez les Trichostrongylidae, seuls les Cooperinae possèdent une vésicule céphalique et dans ce cas, la bourse caudale est d'un type particulier, les côtes ventrales 2 et 3 formant une pince et les côtes 4 étant presque toujours aussi longues que les côtes 5. De plus, chez les espèces dont le synlophe est connu, le nombre de crêtes cutitulaires reste peu élevé. 11 nous paraît donc préférable de classer le genre dans les Molineidae, ce qui est conforme en particulier à la brièveté de la côte 4 et à la morphologie des spiculés. Chez les Molineidae, l’existence de la dent œsophagienne évoque immédiatement les Nematodirinae. Nous interprétons donc le genre Lamanema comme une forme de transi¬ tion entre Molineinae et Nematodirinae. — 141 — Allintoshius nycticeius Chitwood, 1937 Hôte : Nycticeius humeralis. Localisation : intestin. Origine géographique : Washington DC, USA. Matériel : 1 1 2 n° 42 464 récoltés par Allen Mc Intosh en 1932 et déterminés par G. B. Chit¬ wood en 1936. Synlophe : Chez le mâle, le corps est parcouru longitudinalement par 13 crêtes cuti- culaires dont 7 dorsales et 6 ventrales. La pointe des crêtes est orientée de la droite vers la gauche. Les crêtes ventrales sont les plus développées (fig. 1, C). Tête : Présence d’un anneau buccal haut de 2 [im (fig. 1, A). Mâle : Longueur : 2,5 mm ; largeur : 50 jim ; vésicule céphalique : 65 pm de haut sur 30 pm de large ; anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés à 100 pm, 155 pm et 160 pm de l’extrémité antérieure ; œsophage : 215 pm (fig. 1, B) ; bourse caudale figurée en 1, D. Femelle : Longueur : 5 mm ; largeur : 80 pm ; vésicule céphalique : 60 pm de haut sur 30 pm de large ; anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés à 115 pm, 225 pm et 235 pm de l’extrémité antérieure ; œsophage : 310 pm. Vulve située à 1 mm de la pointe caudale. Vagina fera : 32 pm ; branche antérieure de l’ovéjecteur : vestibule : 85 pm ; sphincter : 17 pm ; trompe : 50 pm ; branche utérine antérieure : 500 pm avec 5 œufs hauts de 80 pm sur 42 pm de large ; branche postérieure de l’ovéjecteur : vestibule : 85 pm ; sphincter : 17 pm ; trompe : 70 pm ; branche utérine postérieure : 350 pm avec 3 œufs ; il existe une petite aile prévulvaire gauche (fig. 1, F) ; queue longue de 130 pm avec pointe caudale de 15 pm (fig. 1, F). Conclusion La connaissance du synlophe de l'espèce-type d’Allintoshius nous permet de confirmer la mise en synonymie du genre Par allintoshius Araujo, 1940 (cf. Durette-Desset et Cha- baud, 1975). Ce genre fait partie de la lignée caractérisée par l’orientation de la pointe des arêtes de la droite vers la gauche. Vexillata vexillata (Hall, 1916) Hôte : Perognathus hispidus. Localisation : intestin grêle. Origine géographique : Waco, Texas USA. Matériel : 1 1 Ç n° 66271, récoltés par J. A. en 1968. M F.ADOWS et déterminés par Lien te ni lis d. Fig. 3. — Vexillata vexillata (Hall, 1916) : $. A, extrémité antérieure, vue latérale gauche ; B, coupe trans¬ versale au milieu du corps. Obeliscoides cuniculi (Graybill, 1923) : $. C, extrémité antérieure, vue laté¬ rale gauche ; D, id., montrant la naissance des crêtes cuticulaires ; E, tête, vue latérale gauche ; F, détail du pore excréteur et des deirides, vue ventrale ; G, coupe transversale au milieu du corps ; H, détail des crêtes cuticulaires en face du champ dorsal ; I, queue, vue latérale droite ; J, détail des crêtes cuticulaires en face du champ latéral gauche ; K, bourse caudale, vue ventrale. — 143 — Synlophe : Le corps est parcouru longitudinalement par 12 arêtes cuticulaires dont la pointe est orientée de la droite vers la gauche. Les 2 arêtes gauches sont les plus déve¬ loppées. Les autres arêtes sont de taille subégale sauf la deuxième arête dorsale en partant de la gauche et l’arête ventrale adjacente au champ latéral droit (fig. 3, B). Les arêtes débutent derrière la vésicule céphalique (fig. 3, A) et s’étendent jusqu’au niveau de la bourse caudale chez le mâle et de la vulve chez la femelle. Conclusion Le genre Vexillata (Hall, 1916) a été scindé en deux groupes par Durette-Desset, 1971. Le premier groupe est caractérisé par une côte dorsale profondément divisée, et par 12 arêtes orientées de la ligne droite, ventrale droite vers la gauche. Le second groupe est caractérisé par une côte dorsale divisée à l’apex, 11 arêtes et un axe d’orientation frontal. La connaissance du synlophe de l’espèce-type permet de confirmer son appartenance au premier groupe, ce que suggérait la morphologie déjà connue de la côte dorsale. Stunkardionema halla Arnold, 1941 Hôte : Sylvilagus floridanus alacer. Sylvilagus floridanus mallurus. Localisation : duodénum. Origine géographique : Kansas et New York, USA. Matériel : 1 1 $ paratypes, n° 36 771 (sur lames) déterminés par J. G. Arnold en 1941. Synlophe : Son étude a été faite sur l’animal in toto. Nous avons pu cependant observer qu’il existe une double arête gauche, 5 arêtes ventrales et 5 arêtes dorsales. La pointe des arêtes est dirigée de la droite vers la gauche pour les deux faces. Les arêtes ne sont pas interrompues (fig. 2, K). Femelle : Nous avons pu observer qu’il s’agit non pas d’une forme didelphe mais mono- delphe (fig. 2, L). Conclusion Le type de synlophe correspond à celui du genre Heligmostrongylus Travassos, 1917 (Arnir Durette-Desset, 1971). Étant donné que, d’une part, la femelle est monodelphe et que, d’autre part, la description de l’espèce par Arnold est conforme aux caractères du genre Heligmostrongylus, nous proposons de mettre le genre Stunkardionema en synonymie A'Heligmoslrongylus. Stunkardionema halla Arnold, 1941, devient Heligmostrongylus hallus (Arnold, 1941) n.cb. Dans cette interprétation, il s’agit d’un genre parasite de Caviomorphes, qui se serait adapté aux Lagomorphes. — 144 — Obeliscoides cuniculi (Gravbill, 1923) Hôte : Marmota monax « Woodchuck ». Localisation : non précisée. Origine géographique : Central Pennsylvania, USA. Matériel : 1 <$, 1 $ n° 66 381, récoltés par Beaudouin en 1966 et déterminés par M. B. Chit- wood en 1968. Synlophe : Le corps est parcouru longitudinalement par des crêtes cuticulaires qui débutent à différents niveaux en arrière de la tète (fig. 3, D) et disparaissent à environ 300 pm en avant de la bourse caudale chez le mâle, au niveau de l’anus chez la femelle. Chez la femelle que nous avons coupée au milieu du corps, les crêtes sont au nombre de 68. Elles se présentent sous forme d’ondulations, soutenues par un léger axe chitinoïde. Les crêtes sont, espacées régulièrement mais les latérales sont plus serrées (fig. 3, G, H, J). Tête : Présence d’un anneau buccal haut de 9,5 pm (fig. 3, E). Mâle : Nous donnons un dessin de la bourse caudale pour montrer la « pince » que forment les côtes 2 et 3 (fig. 3, K). Femelle : Nous avons observé une torsion de la queue de 90° par rapport à la vulve. La queue est pointue (fig. 3, I). Conclusion En accord avec l’auteur, nous rangeons ce genre dans les Trichostrongylidae. La dis¬ position des côtes ventrales place l’espèce dans la lignée Libyostrongylinae — Cooperiinae, mais le synlophe à peine différencié et la présence d’un anneau buccal sont des caractères primitifs qui placent le genre dans les Libyostrongylinae. La réduction de la côte dorsale et le nombre assez élevé de crêtes cuticulaires semblent indiquer cependant une évolution plus poussée que chez les Libyostrongylinae de l’Ancien Monde. Pseudostertagia bullosa (Ransom et Hall, 1912) Hôte : Odocoileus hemionus « mule deer ». Localisation : non précisée. Origine géographique : Garfield, Co., Montana, USA. Matériel : 1 n° 66 645 récolté et déterminé par D. E. Worlev en 1968 et 1970. Hôte : Ovis aries. Localisation : non précisée. Origine géographique : Clay Center, Nebraska, USA. Matériel : 1 Ç n° 59 039 récoltée par R. A. Knight en 1967 et déterminée par W. W. B. Knight and W. W. Becklund en 1969. — 145 — Synlophe : Le corps est parcouru par des arêtes cuticulaires qui naissent au niveau de l’hypoderme (fig. 2, I). Chez la femelle, ces arêtes sont au nombre de 31, espacées régu¬ lièrement, mais les arêtes situées en face des champs latéraux sont plus serrées. La pointe des arêtes est orientée perpendiculairement à la paroi du corps. Les arêtes débutent en arrière de la tête et s’étendent jusqu’au niveau de la bourse caudale chez le mâle. Tête : 11 n’existe ni anneau buccal, ni vésicule céphalique (fig. 2, H). Conclusion Ce synlophe comprend des arêtes qui nous semblent d’un type particulier car elles prennent naissance dans l’hypoderme au lieu d’être seulement incluses dans l’épaisseur de la cuticule. Nous avons observé des synlophes d’un type comparable chez Pararhabdonema longis- triata Kreis, 1945, parasite d’un Lemurien malgache et Chabaudstrongylus dubosti (Durette- Desset et Chabaud, 1974) Durette-Desset et Denké, 1978, parasite d’un Tragule africain. Ces trois formes constituent donc un ensemble archaïque et comme l’ont indiqué Chabaud et Chocquet, 1955, il est très vraisemblable qu’ Antilocapra est l’hôte véritable de Pseudostertagia. Nous interprétons donc ces trois genres comme des formes reliques faisant partie de la lignée Libyostrongylinae. Parostertagia heterospiculum Schwartz et Âlicata, 1933 Hôte : Tayassus tajacu. Localisation : intestin grêle. Origine géographique : Kingsuille, Texas, USA. Matériel : 1 1 $, n° 66 250 récoltés et déterminés par W. M. Samuel en 1967. Synlophe : Le corps est parcouru longitudinalement par environ 20 arêtes cuticulaires qui débutent en arrière de la vésicule céphalique et s’étendent jusqu’au niveau de la bourse caudale chez le mâle et de l’anus chez la femelle. Ces arêtes sont probablement orientées perpendiculairement à la paroi du corps mais nous ne pouvons sur l’animal in toto préciser si elles s’insèrent sur l’hypoderme ou s’il s’agit de simples replis cuticulaires comme chez Molineus par exemple. Tête : Il existe un anneau buccal très mince, haut de 4 p.m (fig. 2, G). Conclusion D’après l’examen partiel que nous avons pu en faire, le synlophe paraît proche de celui du genre Hyostrongylus, mais le nombre d’arêtes est inférieur. L’absence de vésicule cépha¬ lique, l’existence d’un léger anneau buccal, le nombre des arêtes sont trois éléments qui — 146 — paraissent indiquer que Parostertagia, bien que proche, est légèrement plus primitif que Hyostrongylus rubidus Hassal et Stiles, 1892. Hyostrongylus gabonensis Durette-Desset et Cliabaud, 1974, a une vésicule céphalique comme rubidus, un nombre d’arêtes intermé¬ diaire entre Parostertagia et rubidus, et un anneau péribuccal très bien marqué (fig. 2, J). Nous avons donc un ensemble de trois espèces : Parostertagia heterospiculum parasite du Pécari en Amérique du Nord, Hyostrongylus gabonensis parasite d’un Tragule africain et H. rubidus parasite de Suidés, cosmopolite. Les deux premières espèces sont plus primitives que la troisième et le fait qu’elles appartiennent à deux continents différents devient explicable si l’on sait que des fossiles de la lignée Pécari existent un peu partout dans le monde, y compris l’Afrique. Ces trois formes nous paraissent donc avoir un intérêt exceptionnel car, dans notre interprétation, elles correspondent au passage entre Graphidiinae et Ostertagiinae. Ceci semble indiquer que cette évolution a eu lieu en Afrique. Biogastranema leporis Rohrbacher et Ehrenford, 1954 Hôte : Lepus californicus. Localisation : non précisée. Origine géographique : Davis, California, USA. Matériel : 1 $, 1 Ç, n° 66 171, récoltés par Y. P. Douglas et déterminés par M. B. Chitwood. Synlophe : Le corps est parcouru longitudinalement par 47 crêtes cuticulaires orientées perpendiculairement à la paroi du corps. Les crêtes sont espacées régulièrement mais de façon plus serrée sur les faces latérales (fig. 1, I, J). Tête : Présence d’une capsule buccale haute de 10 pm et d’une dent dorsale (fig. 1, H). Conclusion Nous interprétons ce genre comme un Haemonchinae primitif car la réduction de la côte dorsale est apparente mais moins prononcée que chez Haernonchus et la côte 2 reste relativement importante par rapport à la côte 3. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES Araujo, T. L. de, 1940. — Parallinloshius parallintoshius n. g. n. sp. (Nématode Trichostron- gvlidae) parasita de Chiroptera. Revta Fac. Med. vet., 1 (3-4) : 205-210. 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Myriapodes Diplopodes de la région d’Abidjan (forêt de Téké), Côte d’ivoire Description d’une espèce nouvelle par Jean-Marie Démangé * Abstract. — A new collection of Myriapoda-Diplopoda from the Téké forest (IvoryCoast) is studied and a new speeies from Mt Nimba : implicatus belonging to the genus Involverostreptus is described. La nouvelle collection rassemblée par notre collègue A. Aouti, de la Faculté des Sciences d’Abidjan, dans la forêt de Téké, apporte des documents nouveaux et complémentaires sur la faune de cette forêt primaire dégradée. Une récolte a été faite dans une plantation d’Hévéas à Lamé. Une nouvelle espèce est décrite appartenant à un genre créé récemment du mont Nimba, Côte d’Ivoire-Guinée. Il s’agit de /nvolveroslreptus implicatus nov. sp. Liste des espèces étudiées Spirostreptoidea Involverostreptus implicatus nov. sp. : Forêt de Téké, 18.1.1974, holotype : 52/1, $ allotype : 53/1 (paratypes J 1 et Ç) ; 25.1.1974, : 51/1, 52/1, Ç : 51/1. Peridontopi/ge vachoni Dem. : Forêt de Téké, 18.1.1974, J 1 : 63/1 ; 25.1.1974, $ : 63/1, 64/1, 64/1, 65/1, $ : 63/1, 64/1. Guviogonus lobifer Dem. et Maur. : Forêt de Téké, 25.1.1974, : 33/2, 34/2, 34/2, 34/2, Ç : 34/2, 34/2, 34/2, 34/2, 34/2, 35/2, $ juv. : 34/2, 32/3, 32/3, 32/3. Polydesmoidea Pterodesmus brownellii Cook : Plantation de Lamé, Hévéas, 4.IV.1974, 1 3 $. La présence des espèces citées en forêt de Téké n’appelle aucun commentaire du point de vue biogéographique car en dehors de Pterodesmus brownellii Cook signalé de Guinée, du Liberia, de Sierra Leone, nouveau pour la Côte d’ivoire, les autres espèces sont tou¬ tes originaires de la région. Peridonlopyge vachoni Dem. est décrit d’Abidjan et Guviogonus lobifer Dem. et Maur. de Côte d’ivoire également (Nimba). * Laboratoire de Zoologie (Arthropodes), Muséum national d’Histoire naturelle, 61, rue de Bufjon, 75005 Paris. — 150 — Involverostreptus implicatus nov. sp. Holotype 52/1 anneaux. Petite espèce ; diamètre du corps 1,5 à 2 mm, longueur 25 à 28 mm. Coloration, dans l’alcool, gris bleuâtre. Tête sans particularité. Collum à lobes latéraux à angle antérieur saillant en arrondi vers le bas ; deux profondes dépressions anguleuses sur la surface. Anneaux du corps sans particularité. Appendices avec petites soles transparentes sur les premières paires de pattes seulement. Première paire de pattes sans trace de télopodite ; seul est présent l’article proximal Fig. 1-6. — 1, Coxoïde des gonopodes, face orale ; 2, coxoïde, face caudale ; 3, extrémité du télopodite des gonopodes, vue de profil ; 4, extrémité vue de dessus ; 5, P. 1 du face caudale ; 6, P. 1 du